♥ Le camargue
Les poètes ont appelé les camargue « les chevaux blancs de la mer » car pour eux, ces petits chevaux au galop, dans les hautes herbes des marais, ressemblent à l'écume sur les crêtes des vagues.
Si le cheval de Camargue a été officiellement reconnu race à part entière par les haras nationaux français en 1978, on ne connaît pas bien son origine. Qui l'a introduit dans cette région où les hivers sont froids, les étés chauds et où le mistral souffle quelle que soit la saison ?
Le camargue, qui vit en troupeau à demi sauvage ou élevé en liberté dans les manades, a su s'adapter aux marais : il traverse des herbages souvent inondés, broute des joncs, des herbes drues et se contente de boire de l'eau boueuse et salée.
On dit qu'il est résistant, endurant, courageux, agile et le pied sûr, ses admirateurs ne tarissent pas d'éloge. Le cheval de Camargue est utilisé par les gardians. Les gardians, ce sont un peu les « cowboys » de cette région. Ils dressent les chevaux pour rassembler leurs troupeaux de taureaux noirs qui vivent eux aussi en liberté. Le cheval de Camargue, très maniable, tourne facilement, il est donc très apprécié pour ce travail.
♥ Le shire
Si le Père Noël avait envie d'un cheval pour tirer son traîneau, le shire, un géant (de 1,70 m à 1,75 m) au cœur d'or, serait tout à fait compétent, car il allie la force et une élégance délicieusement
british, due à son pays d'origine, avec ses hautes balzanes blanches, comme des grandes bottes, et sa robe souvent noire.
Le shire n'a jamais démenti sa réputation, c'est un cheval calme, franc, doux et gentil.
Il fut utilisé comme cheval de guerre au Moyen Âge pour foncer droit sur l'ennemi ou pour tirer, un peu plus tard, les canons de l'artillerie, puis comme cheval de trait pour les labours et les travaux de la ferme, le transport des marchandises, du charbon.
Aujourd'hui, il a des allures de cheval de sport et peut faire du dressage. Certains éleveurs passionnés possèdent des shires qui peuvent mesurer de 1,90 m à 2 m.
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Le ski joëring
Comment découvrir la glisse, la vitesse et la montagne enneigée ? En pratiquant le ski joëring. C'est quoi ? Un sport où le skieur est tracté par un cheval, souvent un poney. À la vitesse moyenne de 35 km/h, une belle balade en perspective !
Les chevaux doivent être bien dressés et surtout habitués au bruit du skieur sur la neige, derrière eux. Avis aux amateurs, voilà un bon moyen de faire du ski et de partager ce plaisir avec un cheval sans entendre les remonte-pentes dont le « clang clang » résonne dans la montagne ! Ce sport, découvert depuis peu en France, serait pratiqué depuis 2 500 ans en Suède et dans les pays scandinaves, où le ski joëring était un moyen de locomotion. À la fin du
XIXe siècle, il devient un sport de compétition en Suisse et des courses sont même organisées.
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Attention santé
Pour savoir si ton cheval est en bonne santé, regarde s'il s'intéresse à tout ce qui l'entoure ou non. Reste-t-il au fond de son box quand tu l'appelles ? Ses oreilles bougent-elles rapidement d'avant en arrière pour écouter ce qui se passe ? Comment est son poil : terne ou luisant ? A-t-il l'air abattu ? A-t-il bien mangé sa ration ? Si tu as l'impression qu'il n'est pas comme d'habitude, n'hésite pas ci le dire ci ton moniteur ; il appellera un vétérinaire si ton cheval est malade.
Les conseils des pros
N'oublie pas de vacciner ton cheval contre la grippe et le tétanos. Les vignettes du vaccin doivent être collées dans son carnet d'accompagnement (ses papiers d'identité) à l'emplacement réservé aux vaccinations. Après sa piqûre, évite de le fatiguer pendant une journée.
N'hésite pas à poser au vétérinaire toutes les questions qui te tracassent sur la santé de ton cheval. Et, surtout, suis à la lettre ses conseils et le traitement qu'il lui donne.
Le savais-tu ?
Lorsqu'il fait très froid, ne douche surtout pas les jambes de ton cheval. Il pourrait avoir des gerçures. Sèche-les avec une vieille serviette-éponge propre et brosse doucement la boue ou le sable.
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♥ L'apaloosa
Avec leur robe tachetée, les appaloosas ont un petit côté cheval de cirque, mais en réalité ce sont des athlètes. Ils savent sauter, galoper sur de longues distances, rassembler du bétail et montrer leur maniabilité dans les plus grands
horse shows américains. Leurs principaux éleveurs furent des Indiens d'Amérique, les Nez-Percés, d'excellents cavaliers. Ils utilisaient leurs montures pour la chasse au bison, les attaques et les parades. L'appaloosa doit son nom à la vallée (ou à la rivière) Palouse, qui traverse les territoires de cette tribu.
Avec l'arrivée des colons américains sur ces terres, les Nez-Percés durent accepter de vivre dans des réserves et leurs chevaux leur furent confisqués.
Les taches si caractéristiques de cette race peuvent être sombres sur une robe de couleur claire ou l'inverse. Leur dessin est répertorié selon des caractéristiques bien précises et porte des noms très évocateurs : léopards, flocons de neige,
blanket (couverture), marbre ou couvert de givre.
Si cette race s'est répandue dans le monde entier, on la trouve surtout aux États-Unis dans l'équitation western, qui était autrefois celle des cow-boys.