Septembre 2010
Le film de Carla, la « rilance », le shadow cabinet de Bayrou et le Salon de l'Auto !
Piratage présidentiel
• Décidément, cette rentrée est mouvementée pour Nicolas Sarkozy : grèves, manifestations, remue-ménage à l'UMP et maintenant la page Facebook du Président qui est l'objet d'un piratage informatique...
CARLA : Qu'est-ce que tu fabriques devant ton ordinateur, à cette heure-ci, mon Minidou ? Il est tôt... Tu viens pas te recoucher un peu ?
SARKOZY (tapotant sur son clavier) : J'arrive, j'arrive, ma Tagliatelle...
CARLA : Tu es tout rouge et tout crispé, mon Présidou. J'espère que tu n'étais pas en train de te rincer l'œil sur des sites X, plein de petites femmes nues à gros bonnets...
SARKOZY : Pas du tout, ma Ricotta. Tu veux savoir pourquoi je fais de l'Internet ? Eh bien, je vais te le dire, ma Lasagna : je suis victime d'un Google Bombing !
CARLA : Un gogol bombing ? C'est encore le vilain Bayrou qui te cherche des noises, mon Poupoupidou ?
SARKOZY : Pas du tout, ma Quatre fromages. J'ai dit Google, pas Gogol. Figure-toi que quand on tape « trou du cul » dans le moteur de recherche Google, on arrive automatiquement sur ma page Facebook ! Je suis sûr que c'est encore un coup de Villepin.
CARLA : Le grand con avec une chaussure noire ? Tu crois, mon Roudoudou ?
SARKOZY : J'en suis sûr. Mais je prépare une cyber contre-attaque saignante : désormais, quand tu taperas « République solidaire » (le nom du groupuscule de Villepin) tu atterriras sur le site « vieilles-pines.com », consacré au priapisme du troisième âge. Je sais, c'est pas malin, mais ça défoule ! Ha, ha, ha !...
BACHELOT : Bonjour, bonjour !
SARKOZY : Roselyne Bachelot ? Qu'est-ce que vous foutez ici à cette heure ?
BACHELOT : Ne me dites rien, Nicolas. Guéant m'a tout expliqué pour votre virus informatique. J'ai apporté tout ce qu'il faut pour traiter tous les ordinateurs infectés de l'Élysée.
SARKOZY : Ah, non ! Vous n'allez pas encore essayer de nous refiler vos vaccins en rab de la H1N1 ! En revanche, si vous me trouvez un antivirus contre le trou du cul, je vous garde dans mon prochain gouvernement !
FRÉDÉRIC MITTERRAND : Bâsoir ! Adieu trou du cul du « Google Bombing» ! Tu seras terrassé par ma loi hadopissime, adoptée à l'aube par un Sénat qui n'était plus que l'ombre de lui-même mais amendée par la commission mixte paritaire des membres qualifiés du groupement interprofessionnel pour l'application de la directive 2001/29/CE, avec l'aval d'une CNIL à l'agonie...
SARKOZY : OK, OK, ce que je veux c'est en finir avec cette mauvaise blague de trou du cul !
FRÉDÉRIC MITTERRAND : Oui, adieu, trou du cul virtuel ! Bye bye, trou du cul qui resserre son emprise sur la Toile, oui, adieu...
SARKOZY : Oui, c'est ça, adieu, trou du cul. On a compris... Dis donc, Roselyne, finalement, tu bouges pas. Je crois qu'on va les finir ce matin, tes piquouzes !
RAYMOND DOMENECH : Là, je dois dire que les Bleus ont arrêté de monter en puissance. Je reconnais plus mes gars. Faut dire que Laurent Blanc a fait l'erreur de ne garder que très peu de l'équipe du Mondial. Alors forcément, le jeu s'en ressent, la motivation n'est plus la même, ils n'ont plus les automatismes que je leur avais inculqués. On a vu des trucs qui de mon temps étaient impensables et qui m'auraient fait hurler depuis le banc de touche : des passes précises, jusqu'à trois de suite ! Des tirs cadrés, et même, ce qui est hallucinant, des joueurs courant derrière le ballon ! Va vraiment falloir que les Bleus se ressaisissent !
Réforme des retraites
• Le sujet dont tout le monde parle en ce moment, c'est évidemment la réforme des retraites. En attendant la discussion prochaine du texte au Sénat, profitons des lumières de quelques spécialistes reconnus. Michel Chevalet, vous pourriez nous éclairer ?
MICHEL CHEVALET : Alors, la retraite par répartition, comment ça marche ? C'est très simple. Il vous faut des actifs et des retraités. Les actifs s'activent et une partie àe leur salaire est répartie entre tous les retraités qui dorment devant Julien Lepers. Mais supposons maintenant que le nombre des actifs vienne à baisser. Que se passe-t-il ?
• Les cotisations diminuent ?
CHEVALET : Exactement ! Et les vieux râlent car leur retraite se ratatine, exactement comme eux.
• Mais alors que faire ?
CHEVALET : C'est facile. Les jeunes actifs doivent être impérativement plus nombreux que les vieux. Donc ils doivent se reproduire à grande échelle. Mais comment faire ? me direz-vous. C'est pas compliqué. La travailleuse s'allonge sur le dos en invitant le jeune actif à s'activer...
• Merci, merci, Michel Chevalet ! Je crois qu'on a bien compris comment inverser la pramide des âges... Un autre éclairage, Michel Rocard ?
ROCARD : Las ! s'il a quelques vertus patentes, ce système par répartition, pour autant qu'on veuille ainsi dénommer le modèle de gestion stochastique des actifs de retraite à imposition différée, n'est pas stricto sensu et in vino veritas exempt de vice, de vice de forme j'entends, notamment, faut-il le préciser au risque d'en fâcher certains, lorsque la répartition de la population par tranches d'âge n'est pas stable.
• Vous pourriez peut-être préciser, pour nos auditeurs qui sont encore mal réveillés...
ROCARD : Disons qu'à moins d'indexer subsidiairement le RDS et la CRDS sur la TIPP et l'assurance veuvage (hors Assedic et loi Borloo, naturellement), on générera de facto et mutatis mutandis une épargne multivariée à trajectoires de transition divergente de l'enveloppe escomptée par l'AGIRC et la CNAV. En clair, le ratio de l'AG2R sur les complémentaires du BTP a fort peu de chances, si j'ose dire, d'atteindre le seuil de recouvrement escompté par le Conseil d'orientation des retraites... En résumé : ça va tout péter et je vous conseille la Suisse ou le Lichtenstein.
• Merci du conseil... Écoutons maintenant l'avis de deux spécialistes de l'avenir du futur, les frères Bogdanof.
GRICHKA : Bonjour Igor.
IGOR : Bonjour Grishka. Aujourd'hui, Grichka, en tant que spécialiste des trous noirs, tu vas nous parler de l'avenir du futur du système de retraite.
GRICHKA : Eh bien oui, Igor, je vais t'en parler si j'arrive à remonter mon menton sur le côté car il me gêne pour lire mes notes.
IGOR : Je vais t'aider, Grichka.
GIUCHKA : Merci, Igor.
IGOR : C'est à toi, Igor.
GRICHKA : Ah non, moi je suis Grichka. Igor, c'est toi.
IGOR : Tu as raison, Grichka. Où avais-je la tête ?
GRICHKA : Sous ton menton, Igor.
IGOR : Eh bien vois-tu, Grichka, dans l'avenir du futur, au temps X ou X +1 – tous les futurologues ne sont pas d'accord sur la date –, suite à l'implosion du système par répartition, toutes les caisses de retraite terriennes seront dématérialisées dans l'espace-temps, ce qui permettra de grosses économies de locaux et de personnel. Comme l'espérance de vie atteindra 1 270 ans pour les hommes et 1 281 ans pour les femmes, il faudra travailler onze siècles pour toucher sa retraite à taux plein.
GRICHKA : Ça nous laissera quand même plus de 100 ans de retraite à dormir devant Derrick l'après-midi, Igor.
IGOR : Tout à fait, Grichka, mais on pourra aussi se téléporter plus souvent sur la Côte d'Azur, au soleil de Menton.
Le Mépris
Cinéma : profitant de la forte médiatisation du film de Woody Allen avec la première dame de France, Jean-Luc Godard> a décidé de tourner un remake de son chef-d'œuvre, Le Mépris, avec le couple présidentiel.
(Musique du générique)
GODARD : C'est d'après le roman d'Alberto Moravia.
Il y a Carla Bruni et Nicolas Sarkozy,
Il y a aussi Jack Palanee et Éric Woerth,
Et Jack Lang.
Les prises de vues sont de Raoul Coutard.
Georges Delerue a écrit la musique.
C'est un film de Jean-Luc Gordard.
Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard un monde qui s'accorde a nos désirs.
Le Mépris est l'histoire de ce monde.
(Fin de la musique)
Carla, NICOLAS, vous êtes prêts ? Moteur... Action !
CARLA : Tu vois mes pieds dans la glace ?
NICOLAS : Oui.
CARLA : Tu les trouves jolis ?
NICOLAS : Oui, très.
CARLA : Et mes chevilles, tu les aimes ?
NICOLAS : Oui.
CARLA : Tu les aimes, mes genoux aussi ?
NICOLAS : Oui, j'aime beaucoup tes genoux.
CARLA : Et mes cuisses ?
NICOLAS : Aussi.
CARLA : Tu vois mon derrière dans la glace ?
NICOLAS : Oh oui !!!
CARLA : Tu les trouves jolies, mes fesses ?
NICOLAS : Oui... très.
CARLA : Et mes seins, tu les aimes ?
NICOLAS Oui... énormément, ça remplit bien la main d'un honnête homme.
CARLA : Doucement Nicolas... Pas si fort !
NICOLAS : Pardon.
CARLA : Qu'est-ce que tu préfères ? Mes seins ? Mes fesses ? Et mes épaules, tu les aimes ? Moi je trouve qu'elles sont pas assez rondes.
NICOLAS : Ah bon ?
CARLA : Et mon visage ?
NICOLAS : Aussi, j'l'aime autant que ton dindon.
CARLA : Tout ? Ma bouche, mes yeux, mon nez, mes oreilles...
NICOLAS : Oui, tout du menton jusqu'au dindon !
CARLA : Donc tu m'aimes totalement.
NICOLAS : Oui, je t'aime totalement/tendrement/tragiquement.
CARLA : Moi aussi, Nicolas.
JOHNNY : Tûs les ans à la même année, on nous parle de la Fête de l'Huma à la Cûrneuve. Je sais pas qui c'est ce l'Huma... mais ce type, il doit avoir les moyens parce que chaque année y a des grosses vedettes à sa fête, à l'Huma. Moi-même, une année, j'ai chanté pour sa fête. Eh ben, il est même pas venu me saluer à la fin de mon concert, ce malpoli de L'Huma ! Par contre y a Georges Marchais qui était là... Mais j'en avais rien à fûtre de Georges Marchais. J'étais pas communiste, j'étais RPR... Ils sont pas prêts de m'y revoir à sa fête à l'Huma !
SARKOZY : Ce week-end j'étais à Lascaux avec ma Carlita, pour fêter les 70 ans de la grotte... Ben, j'étais surpris qu'elle ait que 70 ans, j'croyais que c'était une grotte préhistorique. Ben non, elle a que 70 ans... c'est dingue, hein ? Ben, ils auraient pu refaire les peintures... parce que c'est pas très bien dessiné...
L'École des fans
• Sur la chaîne Gulli, « L'École des fans », émission animée par Philippe Risoli, connaît toujours un vif succès auprès des enfants et des parents.
RISOLI : Bonjour, les parents, bonjour, les enfants ! C'est les vacances, mais L'École des fans, elle continue. Et tout de suite, j'accueille notre premier candidat... Bonjour, mon garçon, comment tu t'appelles ?
JEAN SARKOZY : Tu veux savoir comment je m'appelle ? Eh bien, je vais te le dire. Je m'appelle Jean. Mais mon papa, il m'appelle l'Aiglon.
RISOLI : L'Aiglon ? Dis donc, tu as un beau costume et aussi de belles lunettes, Jean l'Aiglon ?
JEAN SARKOZY : Les lunettes, c'est même pas des vraies ! C'est pour faire sérieux. C'est mon papa qui m'a dit de les mettre.
RISOLI : Et il est où, ton papa, Jeannot ? Il est venu avec toi ?
JEAN SARKOZY : Vous voulez savoir s'il est venu avec moi, eh bien, je vais vous le dire. Il est là-bas.
RISOLI : C'est le monsieur assis à côté de ton petit frère, avec les pieds qui touchent pas par terre ?
SARKOZY : Mais non, t'es bête. Lui, c'est pas mon petit frère, c'est mon papa ! Et le monsieur à côté, c'est son garde du corps.
RISOLI : Et qu'est-ce que tu aimes dans la vie, Jeannot ?
JEAN SARKOZY : L'Epad.
RISOLI : Les pâtes ! Pas mal, pas mal ! C'est bon, ça, les pâtes, surtout avec plein
de ketchup !
JEAN SARKOZY : T'es sourd ou quoi ? J'ai pas dit les pâtes, j'ai dit l'Epad. L'établissement public de la Défense. L'année dernière, je le voulais pour mon Noël, mais on me l'a pas donné ! Mais je m'en fiche pas mal, parce que maintenant je suis chef de l'UMP, à Neuilly... réélu avec 85,62 % des voix...
RISOLI : Chef de l'UMP à Neuilly ?! 85,62 % des voix, comme Ali Bongo ! Pas
mal, pas mal ! Et tu connais madame Bettencourt ? Elle aussi, elle habite Neuilly.
JFAN SARKOZY : Oui, et elle est très gentille avec mon papa et un ami de mon
papa !
RISOLI : Et qu'est-ce que tu veux faire plus tard, Jeannot ?
JEAN SARKOZY : D'abord, je veux être maire de Neuilly, comme mon papa. Après, je veux être député de Neuilly, comme mon papa. Après, je veux être ministre de l'Intérieur, comme mon papa. Et après, je veux être président de la République, comme mon papa ! RISOLI : Président de la République ? Pas mal, pas mal ! Mais je suis désolé, Jeannot, président de la République comme ton papa, ça va pas être possible.
JEAN SARKOZY : Mais c'est pas juste ! C'est pas juste !
RISOLI : Président de père en fils, ça s'appelle la monarchie. Et on est en république, Jeannot.
JEAN SARKOZY : Ça va monarchier pour ton matricule, je vais le dire à mon papa, il va te faire virer de Gulli !