Accueil > Livres > Romans d'amour > Drôle de mariage
Prix Club : Fr. 18.50
Prix Spécial : Fr. 14.80


pour en bénéficier, cliquez ici
Ajouter
DRÔLE DE MARIAGE
Madeleine Wickham
Référence : 338371
Du même auteur, cliquez ici
Livre
384 pages
Dans la limite des stocks disponibles
Couverture souple. 11 x 18 cm
Romans d'amour
Toute à la préparation de ses noces de conte de fées avec Simon, le fils d’un riche industriel, la délicieuse et insouciante Milly a omis un petit, tout petit détail : son mariage de complaisance, il y a dix ans, avec un ami gay. Pour avoir eu le cœur sur la main (et la tête en l’air), Milly risque maintenant de se prendre les pieds dans le tapis de cérémonie !

:: LES INTERNAUTES QUI ONT ACHETÉ CET ARTICLE ONT ÉGALEMENT ACHETÉ...
Lire Lire

POUPÉE VOLÉE
Elena Ferrante
Référence : 567567
Prix Club : Fr. 14.90
 

LE CERCLE LITTÉRAIRE DES AMATEURS D'ÉPLUCHURES DE PATATES
Annie Barrows
Référence : 186703
Prix Club : Fr. 18.50
 

MANO A MANO
Françoise Bourdin
Référence : 628188
Prix Club : Fr. 29.90
 

:: A PROPOS DE CE TITRE
Lire Lire

:: Extrait de l'oeuvre

 

1

Dix ans plus tard
La pièce, claire et spacieuse, donnait sur les rues de Bath que recouvrait, en cette froide journée de janvier, un fin manteau de neige. Elle avait été redécorée à l'ancienne, quelques années plus tôt, avec du papier peint à rayures et de beaux meubles d'époque georgienne qui, dans l'immédiat, disparaissaient sous un monceau de vêtements aux couleurs vives, de CD, de magazines et de produits de maquillage. Dans un angle, une élégante armoire en acajou était presque entièrement masquée par une gigantesque housse à vêtements, un carton à chapeaux encombrait le secrétaire et par terre, près du lit, était posée une valise à moitié pleine de tenues choisies pour une lune de miel sous un climat chaud.
Milly, qui était montée un peu plus tôt pour finir ses bagages, se cala confortablement dans son fauteuil, jeta un coup d'œil à la pendule et mordit dans une pomme d'api. Sur ses genoux, un magazine ouvert à la page du courrier du cœur. Chère Anne, écrivait une lectrice, j'ai un secret que je cache à mon mari. Milly leva les yeux au ciel. Inutile de lire la réponse, le conseil ne variait jamais : « Dites la vérité, soyez franche ». Préceptes moraux appris par cœur et rabâchés sans réfléchir.
Son regard sauta à la lettre suivante : Chère Anne, je gagne beaucoup plus d'argent que mon petit ami. Milly haussa les épaules avec dédain — tu parles d'un problème ! —, passa aux pages décoration et porta son attention sur un choix impressionnant de corbeilles à papier coûteuses. Elle n'avait pas indiqué de corbeille à papier sur sa liste de mariage ; peut-être n'était-il pas trop tard ?
On sonna en bas, à la porte d'entrée, mais elle ne bougea pas. Cela ne pouvait pas être Simon — pas si tôt ; il devait s'agir d'un des clients qui séjournaient là. D'un air distrait, Milly leva les yeux de son magazine et regarda autour d'elle. Cette chambre était la sienne depuis vingt-deux ans, depuis l'époque où la famille Havill était venue s'installer au 1, Bertram Street et où la petite fille de six ans qu'elle était alors avait supplié en vain qu'on repeigne cette pièce en rose Barbie. Depuis, Milly avait quitté la maison pour aller au lycée, puis à l'université ; elle avait même habité à Londres quelque temps, mais chaque fois elle était revenue ici, avait retrouvé cette chambre. Samedi, cependant, elle la quitterait pour toujours. Elle s'installerait chez elle, entamerait une vie nouvelle, une vraie vie d'adulte, une vie de femme mariée.
La voix de sa mère, dans le couloir, interrompit ses pensées et lui fit relever brusquement la tête. « Milly ? Simon est là !
— Quoi ? » Milly s'examina dans la glace et grimaça devant son allure débraillée. « Ce n'est pas possible !
— Je lui dis de te rejoindre ? » Sa mère glissa la tête dans l'embrasure de la porte et inspecta les lieux. « Milly ! Je croyais que tu devais ranger tout ce bazar !
— Ne le laisse pas monter ! Explique-lui que je suis en train d'essayer ma robe de mariée et que je descends dans une minute. »
Sa mère disparut, et Milly jeta aussitôt sa pomme d'api dans la corbeille à papier, referma son magazine, le lança par terre, se ravisa et le poussa du pied sous le lit. Puis elle retira prestement le caleçon bleu qu'elle portait et ouvrit son armoire. D'un côté étaient suspendus un pantalon noir de bonne coupe, une jupe gris anthracite, un tailleur-pantalon marron foncé et toute une collection de chemisiers blancs impeccables ; de l'autre, les vêtements qu'elle mettait dans les occasions où elle ne voyait pas Simon : des jeans effrangés, de vieux pulls, des minijupes moulantes de couleurs vives — autant de tenues dont il lui faudrait se débarrasser avant samedi.
Elle enfila le pantalon noir, un chemisier blanc, et le pull en cachemire que Simon lui avait offert à Noël, puis s'observa dans le miroir d'un œil critique, brossa ses cheveux, maintenant blond doré et mi-longs, jusqu'à ce qu'ils brillent, et choisit une paire de mocassins noirs qui lui avaient coûté les yeux de la tête. Simon et elle répétaient souvent qu'acheter des chaussures bon marché était une fausse économie. Autant que Simon pouvait en juger, Milly possédait en tout et pour tout ces mocassins noirs, une paire de boots marron et une paire d'escarpins bleu marine de chez Gucci qu'il lui avait lui-même offerts.
Avec un soupir, Milly referma son armoire, enjamba une pile de sous-vêtements entassés par terre et attrapa son sac à main. Elle se parfuma, ferma la porte derrière elle et commença à descendre l'escalier.
« Milly ! chuchota une voix dans la chambre de sa mère. Viens voir ! »
Milly entra et trouva Olivia Havill debout près de la commode, son coffret à bijoux grand ouvert.
« Ma chérie, si tu veux, je te prête mon collier de perles pour cet après-midi. » La mère de Milly brandit un double rang de perles naturelles avec un fermoir en diamant. « Il irait très bien avec ton pull.
— Maman, on va juste voir le pasteur. Ce n'est pas une occasion très importante, je n'ai pas besoin de mettre un collier de perles.
— Bien sûr que si, c'est une occasion importante ! Tu dois prendre cela au sérieux, Milly, on ne prononce qu'une seule fois les vœux du mariage. D'ailleurs, toutes les mariées de la haute société ont des colliers de perles. De vraies perles, pas ces ridicules petites choses.
— J'aime mes perles de culture, protesta Milly. Et je ne fais pas partie de la haute société.
— Tu vas devenir Mme Simon Pinnacle, ma chérie.
— Simon n'appartient pas à la haute société.
— Ne dis pas de bêtises ! Évidemment que si. Son père est multimillionnaire. »
Milly leva les yeux au ciel. « Il faut que j'y aille.
— Très bien. » Olivia rangea à regret le collier dans sa boîte à bijoux. « Comme tu voudras. Et n'oublie pas de questionner le chanoine Lytton au sujet des pétales de roses.
— Entendu. À plus tard. »
Milly descendit l'escalier en courant, attrapa son manteau sur le portemanteau de l'entrée et cria « Bonjour ! » à Simon qui l'attendait au salon. Le temps qu'il la rejoigne dans l'entrée, elle parcourut à la hâte la première page du Daily Telegraph, s'efforçant de retenir le plus grand nombre possible de titres.
« Milly, s'exclama Simon avec un grand sourire, tu es superbe !
— Toi aussi. »
Simon, habillé pour le bureau, portait un costume sombre qui tombait impeccablement sur ses épaules carrées, une chemise bleue et une cravate de soie violette. Ses cheveux bruns coiffés en arrière découvraient son large front, et une odeur discrète d'after-shave l'enveloppait.
Il ouvrit la porte et l'air glacial leur fouetta le visage.
« Eh bien, dit Simon en s'effaçant pour laisser passer Milly. En route pour apprendre en quoi consiste le mariage.
— Oui. Plutôt bizarre, non ?
— Je trouve que c'est une perte de temps complète. Qu'est-ce qu'un vieux pasteur décati peut bien nous dire à ce sujet ? Il n'est même pas marié lui-même.
— Bah, je suppose qu'il va nous débiter les préceptes.
— Il n'a pas intérêt à nous faire la morale, sinon je risque de piquer une crise. »
Milly regarda Simon à la dérobée ; le cou tendu, les yeux fixés avec détermination devant lui, il ressemblait à un bouledogue prêt à la bagarre.
« Je sais ce que j'attends du mariage, reprit Simon, les sourcils froncés. Nous le savons, toi et moi. Nous n'avons pas besoin de l'intervention d'un étranger.
— On se contentera d'écouter et de hocher la tête, et ensuite on partira. De toute façon, je sais déjà ce qu'il va nous dire.
— Quoi ?
— Soyez bons l'un envers l'autre et ne couchez pas à droite et à gauche. »
Simon réfléchit un instant.
« Je pense que je devrais être capable de respecter le premier de ces principes. »
Milly lui flanqua une petite tape ; il rit, la serra contre lui et l'embrassa sur les cheveux. Quand ils arrivèrent au coin de la rue, Simon ouvrit les portières de sa voiture à l'aide de la télécommande.
« J'ai eu un mal fou à trouver une place pour me garer, expliqua-t-il en démarrant. Les rues sont vraiment trop engorgées. Je me demande si ce nouveau projet de loi aboutira à quelque chose...
— Le projet de loi sur l'environnement ?
— Oui. Tu as lu l'article d'aujourd'hui à ce sujet ?
— Bien sûr. » Milly se reporta mentalement aux titres du Daily Telegraph. « Tu crois qu'ils sont vraiment décidés à faire quelque chose ? »
Tandis que Simon argumentait, Milly hochait la tête de temps à autre et, tout en regardant par la fenêtre, se demandait si elle achèterait un troisième bikini pour son voyage de noces.

 

:: A PROPOS DE L'AUTEUR
Lire Lire

:: L'Auteur

Née à Londres en 1969, Madeleine Wickham (alias Sophie Kinsella) est diplômée de l'université d'Oxford. Avant de se consacrer à l'écriture, elle a été enseignante puis journaliste. Elle est l'auteur de six romans dont :
    Un Week-end entre amis
    La Madone des enterrements
    Drôle de mariage
    Une Maison de rêve
Madeleine Wickham vit aujourd'hui à Londres avec son mari, chanteur d'opéra, et leurs deux jeunes fils.

:: Autre(s) titre(s) du même auteur

:: L'AVIS DES INTERNAUTES
Lire Lire

:: Donnez votre avis, cliquez ici
Écrivez un commentaire sur ce titre ! Et participez à notre concours !

:: RETOURNER À

:: MEILLEURES VENTES DE LA SEMAINE

Ma bible des huiles essentielles

Danièle Festy

Prix Club :
Fr. 34.90

La proie

Martine Ayotte

Prix Club :
Fr. 27.-

J'aurais préféré vivre

Thierry Cohen

Prix Club :
Fr. 18.50

Pour toutes les meilleures ventes, Cliquez ici


Vous êtes adhérent ?

Pour bénéficier des
avantages qui vous sont réservés, identifiez-vous !

Adresse e-mail

Mot de passe

* J'ai oublié mon identifiant, cliquez ici

* J'ai oublié mon mot de passe, cliquez ici


Vous êtes adhérent et il s'agit de votre première visite sur notre site ?

Cliquez ici !

:: VOUS N'ÊTES PAS
ADHÉRENT ?

:: Cliquez ici

   Votre panier contient :

0 article(s)

:: Ajouter une référence
  (max 7 chiffres sans point)

:: ILS FONT L'ACTU

Hunger games, tome 2 : L'embrasement

Suzanne Collins

Prix Club :
Fr. 29.90

Le prix de rester humain

Azam Hadj Heydari

Prix Club :
Fr. 31.-

L'Epouvantail

Michael Connelly

Prix Club :
Fr. 34.90

Pour découvrir nos actualités,
Cliquez ici

:: NEWSLETTERS

Pour recevoir régulièrement nos newsletters, saisissez votre e-mail :

 


Notre partenaire
Net Communications Inc.
LIVRES AUDIOLIB ENFANTS JEUX & LOISIRS LOISIRS CRÉATIFS MUSIQUE DVD
DVD PHOTO VACANCES SERVICES PLUS LE CLUB