. Celui-ci détermine votre comportement dans la vie et vos éventuelles fragilités. Un véritable atout pour encore mieux se soigner.
AUX LECTEURS DE FRANCE LOISIRS
Je suis heureux que les lecteurs de France Loisirs puissent bénéficier d'une édition spéciale, bien à eux, de ce classique qu'est devenu, au fil des années, le
Guide familial de l'homéopathie.
Cette médecine naturelle, efficace et sûre, est la réponse aux petits maux de la vie de tous les jours. Elle a aussi son intérêt dans les maladies plus sérieuses, répétitives ou non, et pour toutes celles qui relèvent de la notion de terrain, bien que, dans ces cas, on ne puisse se contenter d'un livre. L'avis d'un médecin homéopathe est alors nécessaire. On pourra toutefois se faire une idée ici, avant de consulter, des possibilités offertes par l'homéopathie.
Avec cette nouvelle édition, vous avez entre les mains des conseils longuement éprouvés à l'aune de quarante ans de pratique médicale. Dans des encadrés intitulés « Le saviez-vous ? », ajoutés à votre intention, vous pouvez également découvrir quel produit original et naturel - végétal, animal ou minéral - se cache derrière le nom latin, qui vous est plus ou moins familier, d'un remède.
Cette édition s'enrichit aussi d'un guide des symptômes, pour trouver facilement le remède adapté en cas de trouble bénin.
MAL DU SIÈCLE LE REGARD DE L'HOMÉOPATHE
Nouvelles ou émergentes, mieux comprises ou en voie de l'être, les maladies évoluent. Afin de replacer l'homéopathie au sein des avancées techniques et thérapeutiques les plus récentes, cet ouvrage privilégie en outre le thème du « mal du siècle ». Cette formule est souvent employée dans les conversations, mais sa résonance est variable selon les personnes. L'expression « mal du siècle » a plus de cent cinquante ans puisqu'elle a été inventée par les écrivains romantiques. À l'époque, elle désignait un état de mélancolie, de tristesse, de solitude, d'ennui manifesté par la jeunesse, que Chateaubriand, Vigny ou Musset ont parfaitement décrit. Dans le langage d'aujourd'hui, on parle plutôt de morosité, de désenchantement, mais l'idée reste la même. Toute maladie peut être qualifiée de « mal du siècle ». Certaines maladies, cependant, sont plus « mal du siècle » que d'autres. J'ai voulu, au fil des rubriques, donner le regard de l'homéopathe sur ces maladies omniprésentes que sont, entre autres, les allergies, la bronchiolite, la dégénérescence maculaire liée à l'âge ou encore le syndrome de fatigue chronique.
Le monde change, les maladies en font autant. Les repères sociaux ont, depuis longtemps, adopté le mouvement perpétuel. Il est légitime que nous éprouvions de l'angoisse lorsqu'ils ne sont pas conformes à notre conception du monde. L'individualisme, la compétitivité, le culte du corps, les pratiques de l'extrême, l'instantanéité, la course à la performance, la recherche de l'excellence, les sollicitations de toutes sortes grignotent, année après année, notre espace intime. Nous sommes les victimes plutôt consentantes de l'urbanisation, de l'instabilité des flux migratoires, de la mondialisation, de la détérioration de l'environnement, du réchauffement de la planète, de la pollution galopante. Nous vivons dans la civilisation du jetable, qui concerne non seulement les briquets et les serviettes, mais également les époux, les employés, les animaux de compagnie, parfois hélas les personnes âgées.
De ce fait, nous assistons à la perte du désir, du respect et de l'indépendance. La vie est réduite à sa dimension matérielle. Les émotions sont étalées dans les médias, manipulées par le freudisme occulte des publicitaires ou tout simplement niées, comme impropres à la consommation. Elles circulent pudiquement au sein d'un même milieu, mais sont difficilement partagées d'une génération à l'autre, d'une famille à l'autre, d'un étage à l'autre. Les plus jeunes préfèrent vivre avant d'avoir l'expérience de la vie et s'insérer dans le tissu social aussi tard que possible.
La santé ne résiste pas toujours aux assauts répétés du changement. Comment ne pas être inquiets, voire malades, devant les comportements qu'on veut nous imposer, les impératifs de jeunesse à tout prix, la libération sexuelle sans mode d'emploi ? Pouvons-nous nous réaliser dans ces conditions ? Trouver notre espace intime au sein de l'agitation ?
Au-delà de la satisfaction des besoins quotidiens en termes de nourriture, d'accès au travail et de liens culturels, l'expérience individuelle en famille et dans la société reste une priorité. C'est elle qui nous fait sourire, aimer, rire. Le bonheur n'est pas loin, même si ce concept est une utopie. C'est elle qui nous permet d'avoir des croyances, des choix, des désirs, en un mot d'être nous-mêmes tout en ayant un relationnel fort. L'homéopathie peut nous accompagner sur ce chemin vers un plus grand équilibre, nous assister au quotidien et nous aider à conquérir un peu plus d'autonomie.
Dr Alain Horvilleur
Comment se servir de ce livre ?
J'ai rassemblé ici les renseignements indispensables au lecteur qui désire utiliser l'homéopathie avec un maximum de sécurité et d'efficacité. Ce guide possède mille rubriques ou entrées de rubrique, à consulter en fonction des besoins : quotidiens ou rares, personnels ou familiaux, par nécessité pratique ou curiosité intellectuelle.
Au début de l'ouvrage, le tableau « Guide des symptômes » regroupe les troubles courants et bénins, avec pour chacun d'eux le médicament préconisé et un renvoi aux pages de l'ouvrage. Il s'agit pour le lecteur d'avoir tout de suite l'information pour soigner les petits maux de tous les jours.
Tout au long du dictionnaire, des textes sont mis en exergue : dans des encadrés « focus » ‾(œil)‾ pour toutes les maladies considérées comme « mal du siècle » ; dans des encadrés « santé » (+)pour tous les sujets qui ne relèvent pas uniquement de l'homéopathie.
Comment s'initier à l'homéopathie ?
Pour s'initier, lire d'abord les rubriques :
- Théorie homéopathique (p. 285) ;
- Médicament homéopathique (p. 186).
Puis, continuer éventuellement avec les rubriques :
- Consultation homéopathique (p. 84) ;
- Histoire de l'homéopathie (p. 149) ;
- Maladie (p. 183) ;
- Ordonnance (p. 209) ;
- Symptôme (p. 266) ;
- Terrain (p. 280) ;
- Urgence en homéopathie (p. 297).
On pourra ensuite entrer dans une phase plus active, thérapeutique ou de réflexion, car ce « dictionnaire » permet non seulement de comprendre les principes généraux de l'homéopathie, mais également de savoir si une maladie donnée est ou non du ressort de l'homéopathie, de déterminer si on peut la soigner soi-même ou s'il vaut mieux consulter ; enfin, on peut y apprendre les indications des principaux médicaments que l'on trouve sur les ordonnances des homéopathes.
Les médicaments Homéopathiques
Dans cet ouvrage, les médicaments homéopathiques sont indiqués en lettres majuscules. Par exemple :
ABIES CANADENSIS.
• Seuls les médicaments les plus courants (environ deux cents) sont étudiés ici.
• Si l'on hésite entre plusieurs médicaments, il est possible de les essayer successivement ou simultanément car il n'y a pas, en homéopathie, de médicament dangereux.
Le plus souvent, on aura à exercer un choix en fonction des symptômes éprouvés.
Les médicaments sont recommandés à une
dilution (> VOIR CE MOT) moyenne, souvent la neuvième centésimale hahnemannienne, ou « 9 CH ». Ces médicaments sont abordés selon un plan toujours identique.
• D'abord la « substance de base », qui est désignée en clair.
• Vient ensuite le paragraphe « Convient de préférence », qui donne les circonstances dans lesquelles on rencontre le plus souvent l'indication du médicament en question ou le genre de personne qui y est sensible.
• Les « symptômes les plus caractéristiques » sont ceux qui permettent au médecin homéopathe de penser au bon médicament.
• Enfin, les « principaux usages cliniques » représentent une sorte de synthèse des cas rencontrés, une liste (non limitative) des maladies dans lesquelles le médicament est actif.
• La quantité de médicament à prendre (généralement trois granules) et sa répétition sont toujours précisées.
• Pour certains remèdes, un encadré « Le saviez-vous ? » apporte une information historique ou anecdotique sur le remède en question.
Principes généraux de la prise de médicaments
• Faire glisser les granules dans le bouchon doseur, puis les mettre dans la bouche sans les toucher avec les doigts et les laisser fondre sous la langue.
• Le dosage est le même pour le nourrisson, le grand enfant et l'adulte.
La durée du traitement est précisée dans la plupart des rubriques. Sinon, il y a lieu de cesser dès que la guérison est obtenue.
Si la guérison n'est pas rapide, il sera prudent de prendre l'avis d'un médecin homéopathe, spécialement lorsque la consultation est recommandée dans la rubrique.
Pour certaines maladies, il est même préférable de consulter d'emblée. On ne peut pas tout soigner soi-même. Le texte le spécifie alors nettement. Même les maladies qui ne sont pas du domaine de l'homéopathie sont citées en tant que telles. Ainsi, le lecteur trouvera toujours une définition claire de l'attitude qu'il devra avoir.
Le présent guide est un conseiller à consulter systématiquement en cas d'ennui de santé. On acquerra ainsi des connaissances de base, une prudence dans la manière de se soigner et une indéfectible conviction de l'efficacité de la médecine homéopathique pour les maladies courantes. On saura réserver l'usage de la médecine classique et de la chirurgie aux cas où elles sont inégalables.
L'homéopathie est plus qu'une thérapeutique c'est aussi un mode de pensée qui nous rapproche de la nature, de notre nature.
Dr Alain Horvilleur